Sous un vernis de ciel bleu

Tout porte sous un vernis de ciel bleu, tout pèse dans le décor, dans le reflet soldé. N’y rien voir d’autre que l’ombre d’un arbre qui flanche, un résineux coulant de sève, à l’agonie. Voir et encore ! Juste apercevoir sans savoir. Se perdre, avec certitude, dans les strates agglutinées jusque dans les yeux, autour de sillons ronds, un pour chaque âge, qui tournent à l’infini comme une vis sans fin.

Le tourment est ici, masquant le ciel bleu. Au centre la peine s’amoncèle, creuse les joues, affame les creux toujours plus creux, si bien, si mal, que de devenir ne trouve plus sens. Maud fardée d’une mort dorée, se déçoit de ne plus pouvoir rire. De ne plus trouver chemin. La sève perce le visage, se fraye un passage.

Maud abandonne, devient poreuse et se laisse déborder. Autour, des corolles de chagrin aussi sèches que du bois mort.