Le matin, les allées et trottoirs
sont des tapis de course,
des sas de décompression.
Ici, une jeune femme passe,
tout à son train et à sa montre,
connectée.
Là-bas, un homme plus âgé
fait ses exercices matinaux,
méditant sur son ombre.
Et moi qui les suis, lisant
les Pauvres Gens de Dostoïesvski,
tout à mon glossaire des sensations.
- 12.7.26


