Cinq ans déjà

image Il y a un moment que ce n’est plus la dolce vita. Chacun a pris son rythme, s’occupe des enfants à tour de rôle. Nous sommes fatigués de la vie. Pourtant, vu de l’extérieur, elle paraît belle notre vie ! Notre entourage nous l’envie même. Nous avons tout pour être heureux et rien pour vraiment y parvenir.

Alors, nous sommes englués dans une caricature d’existence. Chacun dans son coin vit son histoire, des levers et des couchers parallèles mais jamais ensemble. J’ai alors retrouvé mon côté sauvage, je me suffis de l’amour de mes enfants et vis dans ma bulle, nous oubliant presque. Une situation que je sais inextricable mais que je n’arrive pas à débloquer, par peur du lendemain certainement.

Comme le courage dans de telles circonstances est souvent un apanage féminin, c’est elle qui décide de la séparation. Je ne fais aucun problème et nous divorçons dans le respect de nos individualités et surtout dans le souci de préserver nos trois petits bouts.

Cela fait cinq ans jour pour jour et pour la première fois, la semaine dernière, nous nous sommes disputés concernant la garde des enfants. Enfin, juste une petite altercation sur les rotations de cet été. Pas de quoi repasser devant un juge. Ceci peut paraître anecdotique mais j’ai tellement mis de soins à préserver la mère de mes enfants de toute image négative que ce moment là m’a paru catastrophique, comme une grande désillusion sur nos accords tacites.

J’ai depuis relativisé l’évènement mais je ne supporte pas qu’on se dispute pour les enfants et encore moins en leur présence. J’ai cédé à son bon vouloir pour ne pas envenimer la situation.
Demain, ils seront grands et libres de mouvement. Ils s’affranchiront alors de nos décisions arbitraires. Patience.

10 commentaires:

  1. je te (re)lis, en écho... pudiques

    RépondreSupprimer
  2. Même(s) émotion(s) que lors de ma première lecture...

    RépondreSupprimer
  3. Et les enfants auront eux-mêmes des enfants..

    RépondreSupprimer
  4. C'est le genre d'anniversaire que l'on aimerait ne jamais avoir à souhaiter.
    Mais, face aux enfants et à leur devenir, la sagesse nous intime parfois de prendre ce genre de décision.
    Pour leur avoir "imposé" nombre de disputes, je sais combien il est important de les protéger de nos différends et préserver leurs jeunes années. Plus tard, sans doute commettront-ils des erreurs - comme nous - mais gageons que nous les y aurons préparés sans les sur-protéger.

    RépondreSupprimer
  5. Pas facile de prendre sur soi ... mais la priorité et la ligne droite à ne pas dévier "préserver les enfants" et surtout leur donner le sentiment (qui est vrai d'ailleurs) qu'ils ne sont en aucun cas une charge ... Bon courage pour dissoudre cette contrariété ...
    Marlène

    RépondreSupprimer
  6. triste anniversaire et que sont regrettables ces disputes infructueuses... courage, il en faut.

    a+

    RépondreSupprimer
  7. Erick > oui, parfois devant un mur.

    Sylvie > hého! hého! hého! hého! ( hm... c'est l'écho hein? )

    Epamin' > y a des (s), tu hésites entre plusieurs et singulières ? ;)

    Snake > Certes et ainsi de suite. ou pas !?

    Musaraign > Welcome l'homme aux quenouilles ! Soit ils vont reproduire, soit ils auront l'expérience et ils éviteront les mêmes conneries. Je parie pour la seconde car je crois que malgré la souffrance qu'ils ont éprouvée (qu'ils éprouvent ?), ils ont l'avantage de l'inconvénient d'avoir une ouverture de vie, d'esprit peut être un peu plus large que des enfants de parents non divorcés. hm... 'fin, j'me comprends dans mes limbes du matin.

    Marlène > bien sur qu'ils ne sont pas une charge. Là, je crois qu'il ne doutent pas de ça. La contrariété date de quelques mois. Ce billet ne date pas d'hier. Je l'ai écrit en Juin alors que l'anniversaire de divorce (c'est étrange ces deux mots côte à côte) est bien ce mois-ci. Merci.

    Philippe > Infructueuses, les disputes sont. De la sagesse, tu as. Merci, maître Yoda.

    ---

    Hello les samedistes qui passent. Today, je reste enfermé. Je hais le week-end du 15/08 et sa cohorte de vacanciers en chaleur faisant mine d'adorer une vierge.
    pfff... puis il fait déjà une chaleur à mourir. :-/

    ---

    RépondreSupprimer
  8. Beaucoup de billets forts chez toi. Économie des moyens, mais pas un mot indifférent. Sur le fond, je suis d'un autre temps, rien ne change, tout change…

    (je compatis pour la chaleur: j'en ai terriblement souffert à Marsillargues!)

    RépondreSupprimer
  9. Sur ce sujet, je crois que rien ne change, Le coucou, si ce n'est que s'est désormais un peu plus répandu.

    Oui, un peu moins chaud aujourd'hui quand même. Je respire.

    RépondreSupprimer