Offre (à saisir !)

image Il faut être rapide, sauter sur l’offre, répondre illico, par mail, c’est plus rapide. L’offre est urgente, longue, abondante de détails. Le savoir, la compétence. Vous – c’est moi ou d’autres – qualifiez les besoins de vos prospects et les accompagnez dans l’installation, la prise en main des produits. Vous – c’est moi, encore moi ou un quidam plus rapide – serez attentif aux retours de vos clients, vous les fidélisez et développez votre portefeuille dans la durée. Annonce écrite en lettres capitales, gros caractères qui me – moi ou un millier d’autres – crient dans les oreilles, m’exhorte à répondre vite, avant qu’il ne soit trop tard. Elle jongle – l’offre – entre l’emploi du verbe au futur et au présent, comme si ce futur emploi – le job à ne pas manquer – était déjà dans un avenir immédiat. Là, maintenant. Embauche demain, vous commencez lundi.

Et d’ajouter en creux liste qui dénombre les spécificités demandées. Réceptionner les appels téléphoniques et renseigner les clients selon leur demande (suivi de commande, informations). Etablir les devis et transmettre les données sur les modalités techniques et commerciales aux clients, commerciaux terrain. Suivre les éléments de paiement des commandes ou transmettre au service concerné. Maîtriser : outils bureautiques, techniques commerciales, entreprises, grands comptes, techniques de prospection commerciales, de vente de services. Sont ensuite pour clore la litanie surlignées les compétences indispensables par un « exigé » fort placé en bout de mots comme pour écarter le malheureux qui aurait jusqu’à présent tout coché apte à l’énoncé. Anglais courant exigé, cinq à six ans d’expérience exigés.

Et comme un couperet en fin de lecture, salaire : 7,06 € de l’heure.

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