Nouveau monde

Je suis entré par le soleil, une voie large pour tes yeux contrits de lumières. L’aveuglement n’est pas sourd des sensations. Dans le voile, se tient une mèche humectée des meilleurs parfums. Une simple allumette peut la faire flamber.
Entends-tu disparaître les frimas de l’automne par le souffre dégagé ?
Ressens-tu la gelée des matins fondre sous le feu de nos jambes ? 
Imagines-tu la chaleur de nos corps sous les plaids en hiver ?

Je suis entré sous ta paupière lourde de l’évanouissement, un chemin étroit qu’un seul rai m’a laissé. J’y ai chassé quelques perles de rosée, assez pour ne plus pleurer. Bouche ouverte, j’ai soufflé pour ôter le grain qui détourne de la lumière.
Sens-tu à nouveau l’air circuler de l’iris à la pupille, du noir au blanc ?
Ressens-tu le vide qui, sous tes pieds, a disparu ?
Entends-tu l’appel de mes épaules à venir te poser dans le creux d’un nouveau monde ?


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