Jamais su si t'étais vraie

Des cris étouffés
Des rires en acouphènes
Qui traversent les corps
Ensorcellent les rêves
Coupent du monde

La nuit revêt
Son plus bel apparat
Et se ment
pour offrir en partage
Un pays d'artifices

Un ailleurs cerclé
De lumières
Un parc à humains
Petits hommes
Petites femmes

Toi à mille dépeignée
Du fard pour les années
Sombres à jouer
Les joues écumées
De senteurs fabriquées

Du sucre vanillé
Au rouge des pommes
D’amour et toi
Au milieu
Jamais su si t’étais vraie

Tes cheveux à l’odeur
Têtue tracent la nuit
En mèches folles
Et ton oeil me fuit
En perle d’eau

Tu tournes sur la piste
Plaques noires de fer
Routes factices
Tu vires au blond
Et tu m’agites

Tu glisses électrique
Ta silhouette
Dans mon sillage
Et ma flamme
Sur la perche crépite

Je te vois trop
Sur le parquet
Fais la grue
Suspend au corps
Tes atouts chromés

Mais les autres
Rôdent chauffards
Zélés sur les sièges
Bâtons à bloc
Sur ta pétale

Et moi
Figé regard volé
Sur l’étal venté
Transparent de toi
Jamais su si t’étais vraie


2 commentaires:

  1. [tout le poème aussi bien sur ... mais
    j'aime]
    ton dernier vers
    ton titre qui a pris sens
    tout au long du poème
    est
    comme quelques notes d'un air familier
    que tes mots ont réveillés.
    Si vrai ce doute de l'autre
    que l'on tend à fondre avec nous lorsqu'il nous est proche ... proche
    et à renvoyer au néant
    quand il nous étrange.

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  2. Merci Luc ! Tu as l'œil aiguisé parce qu'à le relire, il m'échappe celui-là. Nébulosité étrange. Tu viens de me le restituer. :)

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