Pantone

A se tirer les vers du nez
Il ne sort que des plaintes
A plonger dans un déni expiré
Que des feuilles crayeuses
A vendre à la belle

Des oublis à cloisons
Des oublis à foisons

Le passé est une ordure
Où gisent des monstres
Planqués aux encoignures
Au corps des raclures
A la clameur des écumes

Un corps de mensonges
Un renâcle à tout songe

Au contour de mots gourds
S’allongent des fantômes
Aussi absents du monde  
Que souillant le Pantone
D’une vie décolorée

Au souvenir joufflu
Au souvenir têtu



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