Pauvre esquif

Un pauvre esquif, si loin qu'il semble irréel, est assis sur le soleil.
Le regarder fait plisser les yeux et danser autour du mât des centaines de moucherons dorés.
La lumière en bonne trieuse d'âmes passe à travers la nuée et chasse les étincelles sous les rides oblongues de la vieille barque.
Le soleil hardi s'engouffre sous la poupe et s'acoquine très vite avec une vague célibataire.
La voile s'ouvre. Belle et majestueuse, elle se rend fière au vent.
Désormais regarder l'esquif ainsi requinqué fait les yeux s'écarquiller.

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