Une forêt à disposition

Il faudrait que j'aie une forêt à disposition. Oh pas immense, juste une petite futaie avec une clairière !
J'y ferais du feu par vent doux, gratterais les cailloux autour, l'un avec l'autre j'écrirais des mots stupides en me faisant croire que c'est comme ça qu'on a inventé la craie, que les tableaux noirs de mon enfance ne sont en fait que de grands arbres auxquels on a enlevé l'écorce ; oui, j'y serais bien au creux de ce bois, à poser mon cul où je veux, sur l'herbe fraîche ou sur les branches les plus hautes, sûr que je ferais des jaloux dans ma cabane dans la forêt que j'aurais à disposition rien que pour moi et quand j'en aurais marre de tout ce vert paisible autour, je m'en irais en claquant la porte qui me sépare de ce rêve. Voilà.

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