Google News Story 19/11/17

Prendre les cinq premiers titres du jour sur google news et tenter d’en faire une historiette.
Titres du jour à 11h17 :

  • LREM : Castaner, le "triomphateur", doit devenir bâtisseur
  • Abus sexuels : Nicole Belloubet veut «avancer vite»
  • Sarcelles : un policier tue trois personnes avant de se suicider
  • Paris: Un jeune homme en état de mort cérébrale après son interpellation
  • Le sous-marin argentin « San-Juan » donne de possibles signes de vie


GOOGLE NEWS STORY – 19 NOVEMBRE 2017


En Argentine, un sous-marin donne de possibles signes de vie tandis qu’à Paris, on a peu d’espoir pour le jeune homme en état de mort cérébrale après son interpellation musclée.
Quarante-quatre membres d’équipage ont disparu dans l’Atlantique Sud alors qu’un policier, à Sarcelles, tue trois personnes de sa famille avant de se suicider.
Ces nouvelles n’ont évidemment rien à voir les unes avec les autres. A part qu’au bout, il y a la mort, factuelle ou redoutée. Des disparus dont on parle aujourd’hui et qui demain seront oubliés, noyés au plus profond des océans de l’information.
Qui se souciera du sort de ces marins argentins dans quelques jours ? Qui se recueillera sur les tombes de cette famille assassinée ? Qui s’inquiètera de la responsabilité de la police dans cette arrestation qui a mal tourné ?
Personne. Du moins, nous aurons peu ou plus du tout d’informations sur ces sujets. Relégués au rang des fait divers, ils disparaîtront à leur tour comme leurs protagonistes ont disparu.

On préférera suivre les aventures de Castaner, le « triomphateur », décortiquer ses discours, critiquer ses actes, espérer qu’il soit un bâtisseur ou le voir perdre tous ses combats. On a besoin de ces « héros » de l’actualité dans la marée des fait divers. Suivre au jour le jour leur ascension ou leur descente aux enfers. Il nous faut des histoires avec des rebondissements. Les seconds rôles passent furtivement, qu’ils périssent nous importe peu. Et plus les rôles principaux sont pris dans des histoires sordides, plus ils durent, plus ils s’insèrent dans de longs feuilletons quotidiens. On traque leur abus, sexuels ou autres. L’histoire les rattrape, les montre odieux et pervers. On fait rentrer sur la scène les bonnes gens qui veulent aller vite dans la dénonciation, faire tomber des têtes, mettre sur la place publique leurs pires exactions. 

Il en va ainsi, à tort ou à raison, de la hiérarchie de l’actualité. 

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