L’essentielle mélancolie

8.11.18

L’œil s’use à trop fixer
les choses quotidiennes.

Il n’y trouve plus rien à allumer
sans cligner la réalité.

Deux battements de cils,
paupière en persienne,

le jour alors se décante
sous le voile de l’image.

Il ne reste qu’une écume
entre lui et le monde.

L’essentielle mélancolie.

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