Un temps soit peu


A l’abri des regards, doucement s’en aller vers un ailleurs. Sur le sable humide reposé, les temps d’été s’allongent enfin sur des territoires hier encore désertés. En levée de don, en acceptation de recevoir, je m’éclipse un instant sur un reflet de lune sur l’amer.

Remonté à la surface des maux d’hier et de toujours, en quête d’explication sur l’histoire d’une vie, lentement je recouvre d’un drap léger l’espace qui me sépare du « tant ». Sur une envolée de mots pour détresser l’angoisse, quelques instants de légèreté et rêverie dispersées peuvent enfin s'alanguir.

Un temps soit peu.

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Sylvie ... a dit- 6 août 2009 15:55
j'avais lu... un temps soit bleu...
bon... chuuuut... je t'accompagne doucement dans ta quiétude...