Qu'est ce que je faisais à 23 ans ?

Je suis l'heureux élu d'un tag en règle de la miss epamin' qui fait suite à la chaîne initiée par le faucon et relayée par l'ex-coucou de Marsilargues.


Qu'est ce que je faisais à 23 ans ?
Chaîne en lien étroit, vous l'aurez deviné, avec l’actualité brûlante de ces dernières semaines.

C’était donc en 1992. J’étais encore un jeune con. Je suis encore un peu con parfois mais de source sûre, je ne suis plus jeune. Je venais de terminer mon service militaire. Il était prévu qu’à l’issue de mon devoir obligatoire envers la nation, je me dirige vers une carrière prometteuse au sein de la Poste. Je n’y suis pas allé. Quand je vous dis que j’étais con !

J’ai préféré accepter une proposition d’emploi dans une PME familiale. La dite entreprise était dirigée de main de maître par un charismatique patron d’origine sicilienne,, un self-made man comme on disait dans les années 90. Sa société était prospère grâce à son acharnement au travail et à son bagout rehaussé d’un accent enjôleur. Il était séduisant, accrocheur et avait la faculté extraordinaire de vendre père, mère et autres descendants à quiconque se présentait devant lui. L’argent, le pouvoir, la bonhomie et une certaine générosité finirent par me convaincre.

Son affaire était installée dans ma région alors que mon affectation était prévue pour St Quentin en Yvelines. Je n’ai rien contre les Yvelines mais à choisir entre mon Hérault rayonnant et le Quentin, fut-il un saint, il n’y avait pas photo. Voilà pour l’argument avoué de mon choix. Je le répétais constamment pour contrecarrer les sermons de mes parents qui m’avaient déjà projeté cadre administratif jusqu’à la retraite. J’avais avec brio réussi à les rallier à ma cause. Pourtant, la vraie raison que je n’avais pas cachée longtemps était tout autre. Mon sicilien de patron était en fait aussi mon futur beau-père.

A 23 ans, j’étais donc à l’instar de Jean Sarkozy un parvenu pistonné par le papa de sa fiancée. Comme quoi le népotisme, terme revenu à la mode ces derniers temps, ne date pas d’hier. Par la suite, mon parcours professionnel prit une toute autre tournure mais j’avais été mal à l’aise avec les faveurs qui, en ces temps, m’avaient été consenties.

Je balance la patate chaude à qui veut bien la saisir et entre autres à: lola (oui, encore ! C'est bon pour son blograsme) et Mu Lm.