#petitehonte - 8

C’est souffrir à l’excès, une estafilade à l’esprit à en perdre la raison. C’est reporter à demain la parade, tenter d’oublier. C’est ne plus pouvoir croiser le regard de l’autre, ses pensées en contre-champ, le regard qui frise aux premiers échanges. C’est le couvrir de T’as pas fini avec ça, vraiment. C’est lui faire croire que c’est terminé, que la bévue est oubliée, qu’il ne faut plus parler de ça, que c’est saoulant de revenir sans cesse là-dessus. Et c’est finir par ne plus pouvoir/vouloir voir l’autre, couper pour ne plus avoir honte.
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3 commentaires:

  1. parmi ces hontes-là, obligeant à son petit suicide intérieur, ces moments affreux où on a dit je vous aime contre un éclat de rires

    annaj

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  2. Couper à l'intérieur aussi, non ? Sinon voir le fantôme de l'autre, tout le temps.

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  3. annaj > Ah oui, dieu merci ça ne m'est jamais arrivé. Quoique maintenant que j'y pense, me reviennent quelques gloussements !

    l'imparfait > oui coupe franche dehors-dedans.

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