Bâtonne, Bayonne

Bayonne, Bayonne, court verte bordure vers et dans le moche du temps, tant s'accroche la vie, s'arrime l'écrit. La rame crisse tandis que Bashung se tait dans mes oreilles et descend de son trapèze. Silence zébré. Ne subsiste que le vent fendant la masse mais je ne le sens pas, je ne peux que l'imaginer renouveler mon air conditionné et glisser sous mes pieds par petites touches, lente oscillation et roulis imprévisible.

Je roule, on roule, nous les usagers des chemins qui n'ont du fer que faire. C'est le temps qu'ils veulent nous faire gagner, ils veulent nous faire filer plus vite, toujours plus vite, traverser d'un point A à un point B comme bêta, bêta-déplacement alors que ce sont nos têtes qui bougent, elles seules aptes à nous faire apprécier si déplacement il y a, si avancée se crée, si on bouge vraiment.

Alain déglutit son "résident de la république". "Chou papa chou papa" fait le train comme un grand lego chercheur dehors.

Nîmes-Bayonne, 12 mai 12 - 9:28 - 15:57

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