On cause des Rats #RatsTaupiers

Deux nouveaux articles sur les "Rats taupiers" paru en juin dernier aux Editions des Vanneaux.
Le premier écrit par Frédéric Fiolof, le 1er octobre, dans le numéro 1158 de la Nouvelle Quinzaine Littéraire. Le second, le 25 octobre, sur le site de poésie Terre à ciel et il est rédigé par Sabine Huynh.
Ci-dessous des extraits :

« Loin des ivresses libératrices et des nectars aux vertus propédeutiques, il y a un vin râpeux où l’on jette sa fatigue avec sa propre peau. Un vin de pauvres, de taiseux, de travailleurs harassés. Avec Rats taupiers, Christophe Sanchez signe un « portrait de père » sombre et émouvant. Interrogeant discrètement ce rendez-vous paternel manqué, comme son propre rapport à la perte et au souvenir, l’auteur restitue par fragments (tous titrés), dans une écriture qui allie prose poétique et récit brut, la figure d’un homme rivé au labeur, à la fatigue et à l’alcool. Un homme « qui est passé sans se voir ». Et sans le voir. .../... »
Lire l'article complet : https://www.nouvelle-quinzaine-litteraire.fr/mode-lecture/vins-minuscules-1174



« .../... Avec ce livre, Christophe Sanchez vérifie que le langage, contrairement au silence – « des taiseux de l’affect » (p. 147), « silence qui nous tenait » (p. 11), comprendre : silence qui enserrait comme des tenailles – possède le pouvoir de libérer, d’affranchir l’homme, de le sauver de sa condition, et de l’extraire du néant qu’étaient le patelin paternel, les apéros à répétition au troquet du coin, et les méchants pièges à rats. À travers ses mots, Christophe Sanchez se pose comme autre que celui qu’il est, comme quelqu’un qui est capable de s’extirper de la peau de cet être qu’il est devenu à cause du conditionnement familial et socio-économico-culturel, parce que c’est là que réside sa liberté fondamentale. Il le sait. Il en a donc fait quelque chose, de son enfance grise meurtrie par le silence du père : un livre. J’ajouterais que, même sans lire le livre, rien que cela, en soi, est admirable. Sanchez se libère en écrivant, il libérera également les lecteurs qui rencontreront son texte, notamment du sentiment de culpabilité qu’ils ont pu éprouver d’avoir fui leur père, car malgré tout, son texte tremble de tendresse. .../... »