Génocide

Près de l'étang, une fourmi proteste contre le génocide de ses congénères perpétré chaque année au mois d'août. 

Sur un petit promontoire fait de mousse encore humide, elle accuse haut et fort l'orage de la nuit dernière d'avoir voulu sciemment effacer les traces de tongs sur le chemin qui borde l'étang ; empreintes qui, selon elle, en plus des photos d'un charnier découvert sous une motte de terre fraîche, constituent les preuves irréfutables de cette extermination massive.

Au nom de toutes les fourmis assassinées, elle comptait verser, dès ce mois de septembre, ces pièces au dossier qu'elle constitue auprès du tribunal pénal international de La Haye, et ce afin, d'une part, de dénoncer cet horrible drame qui ne peut plus demeurer impuni et, d'autre part, de lever, une bonne fois pour toutes, l'omerta fomentée par les lobbies politico-météorologiques actuels menaçant largement la survie de son espèce.

Affaire à suivre.

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