A l'an qui vient

La mer tourne le matelas côté hiver puis change les draps. Si elle pouvait, elle changerait d’eau aussi pour se vider de la belle saison qui l’a souillée.

Mais les poissons mourraient, se dit-elle, alors tant pis elle ne fait qu’habiller l’écume d'une basse brume comme les pêcheurs se laissent pousser la barbe et enfilent leurs pantoufles.

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire