Google News Story 01/11/17

Prendre les cinq premiers titres du jour sur google news et tenter d’en faire une historiette.

Les titres du jour à 9h20 :

  • Joggeuse disparue : «Elle était heureuse», souffle un proche.
  • États-Unis : ce que l'on sait de l'attaque à la camionnette qui a fait huit morts à New York hier soir.
  • Chômage, tarifs médicaux : ce qui change au 1er novembre.
  • Toussaint : une start-up permet de fleurir les tombes à distance.
  • PSG-Anderlecht (5-0) : la folle soirée de Layvin Kurzawa.


GOOGLE NEWS STORY – 1er NOVEMBRE 2017 


Ce que l’on sait de l’attaque à la camionnette à New York ? Qu’elle a fait huit morts et c’est déjà une information suffisante. 
Ce que l’on sait et ce que l’on ne sait pas. Comment vraiment savoir si ce que l’on sait est plus important que ce que l’on ne sait pas ?

Qu'est-ce que l’on sait de Layvin Kurzawa, auteur d’un triplé lors d’un match de foot ?  Rien, à part qu’il est heureux comme la joggeuse disparue « était heureuse ». Voilà une belle hiérarchie de l’information !
Alexia Daval, disparue depuis samedi matin, « était heureuse ». Ce que l’on sait ici, si on ne va pas plus avant, c’est que cette révélation n’est pas satisfaisante quant à la compréhension de l’affaire. Elle « était heureuse » et puis quoi ? Si ce n’est l’emploi du passé – elle était heureuse donc ne l’est plus, donc elle est morte ? – rien à la seule vue du titre de presse ne nous renseigne sur les faits, ne nous dit quoi que ce soit de plus sur cette disparition.

Seule certitude en ce 1er novembre, des choses changent et disparaissent concernant le chômage et les tarifs médicaux. Mais sait-on tout de ces modifications, de ces suppressions et de leurs répercussions ? 
Qu'est-ce que l’on sait, qu'est-ce que l’on va chercher à savoir du chômage si on a un emploi ? Qu'est-ce qui nous intéresse de connaître sur les tarifs médicaux si on a vingt ans et qu’on est en pleine forme ?

Qu'est-ce que l’on sait encore de la disparition de nos chers en ce jour de Toussaint où les tombes vont tout à coup fleurir sous l’injonction du calendrier ? Qu'est-ce que l’on sait, que va-t-on retenir et éprouver si, comme le préconise cette nouvelle application en ligne, on fleurit nos tombes à distance, si finalement c’est un rappel sur notre smartphone qui déclenche le souvenir d’un proche disparu ?

Des disparus, des supprimés, des non-dits, des cachés : ce que l’on en sait, c’est qu’on ne sait rien et c’est important de bien le savoir.

2 commentaires:

  1. Bien pensé votre billet,Christophe....Votre prochain livre?

    Petit conseil de civisme aux détraqués meurtriers " attaquez vous aux malheureux" ...Vous bénéficierez, en cas de capture, de circonstances atténuantes...
    Un footballeur atteint son but ...Information à botter en touche.
    L'application "deadsocial" permet de rester actif sur les réseaux sociaux post mortem . Harceleurs s'abstenir..SVP !
    Comme il est possible de faire envoyer ses cendres dans l'espace, une start-up va concevoir un parapluie de cendres...
    Un kamikaze fauche en camionnette sur une piste cyclable, dont un belge et des argentins ..Y aurait il une juste proportion ?
    La probabilité de faucher un pygmée est faible...Vive le tourisme amazonien...
    Chômer, tomber malade ...où va se nicher la délinquance ordinaire...Une remédiation: Obligation de faire du jogging en Saône et Loire ou du vélo à Manhattan...

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    1. Oh non, pas de projet de livre pour l'instant sur le sujet. Verrai bien où ça me mène, tout ça :)

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