Google News Story 09/11/17

Prendre les cinq premiers titres du jour sur google news et tenter d’en faire une historiette.
Titres du jour à 9h16 :

  • Le Secours catholique réfute cinq idées reçues sur les pauvres.
  • Anne Hidalgo met des bâtons dans la grande roue de Marcel Campion !
  • Le contrôle des chômeurs par Pôle emploi aurait mené à 14 % de radiations.
  • L'association Anticor dépose plainte pour relancer l'enquête sur Richard Ferrand.
  • Yoann Barbereau, condamné en Russie, en fuite depuis un an, de retour en France.


GOOGLE NEWS STORY – 9 NOVEMBRE 2017


Ce mois-ci, Marie a été radiée. Chômeuse de longue durée, quatre ans qu’elle cherchait du travail. Elle fait partie de ces personnes victimes de la chasse aux sorcières que le nouveau gouvernement a lancée depuis quelques mois. 14% de gens qui se retrouvent sur le carreau.

Marie était caissière chez Auchan et c’est en 2013 qu’elle a perdu son emploi lorsque le supermarché a généralisé les caisses en libre-service. Les clients scannent eux-mêmes leurs produits, règlent par carte bleue. Plus besoin de main-d’œuvre, plus besoin de Marie.
Elle a fait quelques petits boulots. Elle a notamment été embauchée au guichet de la grande roue de la Concorde pendant les périodes de Noël mais cette année, il paraît que ce ne sera pas possible. Mme Hidalgo veut la supprimer.

Depuis 2013, elle a bien essayé de faire des formations mais elles n’ont abouti à rien. Elle a même un temps pensé partir en Russie pour un job humanitaire à l’Alliance française d’Irkoutsk. Puis, le directeur, un certain Yoann Barbereau, a eu des problèmes avec la justice russe. Condamné et poursuivi, il a dû fuir et le projet est tombé à l’eau.
Elle a ensuite tenté une reconversion comme secrétaire. Elle a même postulé pour un emploi d’assistante administrative au sein du mouvement « En marche ». Reçue par Richard Ferrant en personne, elle y a cru mais ça n’a rien donné. Devenu ministre puis président de groupe parlementaire à l’assemblée, lui aussi a eu des ennuis judiciaires et sa candidature est tombée aux oubliettes.

D’autres candidatures, d’autres échecs. La plupart du temps, on la trouvait trop âgée. Enfin, ce n’est pas en disant cela que les recruteurs la refusaient, mais, elle le sait, c’est son âge qui a posé problème dans de nombreux cas. Pourtant, à cinquante-cinq ans, elle se sent encore apte à travailler mais voilà, on préfère embaucher des personnes plus jeunes, soi-disant plus dynamiques, surtout des personnes qu’on pourra payer moins cher.
Enfin, Marie se dit qu’il ne faut pas se laisser envahir par les idées reçues. Ce n’est pas si simple. Et des raccourcis simplistes, elle en a entendu depuis quatre ans. « Si on cherche du travail on trouve » ou encore « Le chômage est la principale cause de pauvreté », quand on sait que près d’une personne sur cinq accueillies par le Secours Catholique travaille, dont un quart en CDI plein-temps, on voit bien que le malaise est ailleurs.

Que, oui, ce n’est pas si simple.

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