Sans trop se brûler

23.2.18

Un passage entre deux bâtisses au milieu d'une ville semblable à un brasier dans lequel nous serions les flammes. Un couloir étroit qui nous appelle. Sur le panonceau taillé en flèche devant lequel on hésite est inscrit « Sortie de la ville », à l'aide de belles lettres creusées par le feu d'un pyrograveur. Si on suit la direction, on aperçoit un coin de ciel bleu perché sur une maison aux rideaux aériens. Face à elle, un carré de pelouse fraîche. Au-dessus du toit, un nuage craintif. Mais ce n'est qu'un trompe-l'œil qui frôle l'âme. Un mirage qui permet d'imaginer une fuite possible, sans trop se brûler.

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