Trop sûrs

25.2.18

Un trou sur le trottoir qu’on emprunte tous les jours. Un trou de la taille d’un pied. Un piège où se tordre la cheville et le regard. Ici dans la rue, le corps, quelques centimètres plus bas que d’habitude, légèrement enfoncé dans le creux du monde et la lumière change. On en perd la notion de l’espace. On s’accroche à une ombre suspecte ou à un bout de ciel jamais aperçu. On tient une nouvelle vue de la maison voisine, une fenêtre inconnue, un coin de jardin qui se révèle. Comme un arrêt brutal dans l’appréhension même du paysage. Un nouvel axe s’est ouvert et c’est le malaise qui nous saisit. Trop sûrs que nous sommes de nos chemins.

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