Saleté de février

28.2.26

Février est un mois diabolique. Il tourne sur lui-même, la tête dans un sac, pour ne pas voir ses jours aux grosses bouches sortir leur langue effrayante.

Février est un monstre à qui l’on a coupé la queue. Deux ou trois jours de queue que l’on a réussi à dérober au gris du ciel. Amputé, il s’étire, haletant, puis tombe.

Continuons à couper la queue de février. Un jour, on l’aura. Il ne fera plus que vingt jours, puis quinze, dix, huit, six… et disparaîtra. Il ne sera plus que quelques lignes dans un livre de contes qui fait peur aux enfants.

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