Mots de blogs (2)

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Une lettre de rupture toute en finesse ou pas. Une invitation à dépasser nos images. Un malaise d’ici et d’ailleurs. La poésie d’une dériveuse et le sensibilité comme résilience.

Une nouvelle sélection de quelques mots de blogs et exceptionnellement une citation :

Je désire beaucoup, Monsieur, que cette lettre ne vous fasse aucune peine; ou, si elle doit vous en causer, qu'au moins elle puisse être adoucie par celle que j'éprouve en vous l'écrivant. Vous devez me connaître assez, à présent, pour être bien sûr que ma volonté n'est pas de vous affliger; mais vous, sans doute, vous ne voudriez pas non plus me plonger dans un désespoir éternel. Je vous conjure donc, au nom de l'amitié tendre que je vous ai promise, au nom même des sentiments peut-être plus vifs, mais à coup sûr pas plus sincères, que vous avez pour moi, ne nous voyons plus; partez, et jusque-là, fuyons surtout ces entretiens particuliers et trop dangereux où, par une inconcevable puissance, sans jamais parvenir à vous dire ce que je veux, je passe mon temps à écouter ce que je ne devrais pas entendre.
Laclos c’est pas un blogueur hein ? :)

Nos notions sur les problèmes des pays les plus pauvres sont saturées de telles images : pas simplement de nobles rebelles mais d'enfants affamés, de sociétés sans scrupules, de politiciens véreux. Vous êtes prisonnier de ces images. Comme vous êtes prisonnier, nos politiques le sont aussi, parce qu'ils font ce que vous voulez. Je vais vous emmener au-delà de ces images.
Rubin Sfadj Au delà des images

Je suis coupable d’enfance / C’est le malaise d’être ici / Et d’être aussi ailleurs / Enfant, j’ai toujours su / Qu’on me pardonnait tout / Qu’on ne m’excusait rien
L’oeil bandé Enquête

Ils se sont accordés en vibrations duelles / Au bout de leurs errances et des sursauts de l'âme / Entre eurythmies factices et distorsions cruelles / Ils ont gravé sur eux le même monogramme / Dans l'encre des fêlures et le fiel du mensonge / Ils se sont reconnus à la croisée des rêves / Réprimés au fond d'eux pareil à cette éponge / Qui retrouverait forme au baiser de la grève ..
Loba del Sur Vibrations

Guérir ses blessures intérieures, c’est oser dévoiler ses fragilités. C’est en finir avec cette image envoyée aux autres : faire croire que tout va bien dans n’importe quelle situation (Pierre-Yves Brissiaud, La face cachée de la résilience)
Souffedame La sensibilité n’est pas une faiblesse

7 commentaires:

  1. et ben et ben ! quand t'enlève tes moufles toi !

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  2. Bel échantillon qui ne peut laisser indifférent...
    Belle citation! La guérison ouvre une large porte vers la compassion.

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  3. Joli florilège, qui décoiffe un peu la blogosphère.

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  4. Aloredelam > Oh! ce billet aurait pu être fait avec des moufles ! Je ne fais que copier/coller de beaux mots. ;)

    Epamin' > "La guérison ouvre une large porte vers la compassion." hm... j'aime pas la compassion ! :)

    Sylvie > oui, surtout sur les 2 premières citations.

    Le coucou > Merci Le coucou. C'est subjectif comme décoiffage bien sur. Tellement d'autres mots pourraient compléter tout ça !


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    Bonsoir calme de chez calme. On s'rait pas le 15/08 par hasard ? J'aime pas les jours fériés. :-/
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  5. Bien dommage que ce cher Pierre ne soit pas blogueur, il aurait pu relever le débat sur twitter ! :D
    Quoiqu'il en soit, le déni de cette chère madame de Tourvel reste encore et toujours un enchantement !

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  6. oui, FredMJG ! vais créer un compte twitter @p_laclos tiens ! Merci et bienvenue ici. :)

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