Mots de blogs (5)

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Eric Mainville démystifie l’internet. Le merle moqueur m’émeut. Lusoncle me poétise. Balmeyer simule et l’intarrissable Didier Goux se joue des mots.

Nouvelle tranche de blogs :

On reste étonné qu'en en soit encore à diaboliser Internet, à dépeindre la réalité en noir ou en blanc, comme si le salut ou la perdition dépendait d'un outil, aussi puissant soit-il, comme l'est Internet.
Crise dans les médias Ceux qui diabolisent Internet

Guénolé marche depuis deux jours. On dirait qu'il n'a fait que ça toute sa vie. Pour se reposer des malheurs du monde, il faut regarder un enfant qui vient d'inventer la marche. Il tombe, se relève sans avoir le temps de pleurer; Guénolé marche marche marche...
Le merle moqueur Après midi d’automne

Dans la houle, arrimer le vague... Ni fait, ni à faire, fait et à faire. Flux continu et sortie des alignements michauxiens… Un petit moment dans la moiteur sans clim, Les bassins attracteurs fonctionnent quand même, Flux et reflux sur le danger du bonheur…
Lusoncle Une épopée

Le premier métier de feu l'acteur Sim était extraordinaire : il débuta durcisseur de tétons au Crazy Horse. Encaissant cette information à la radio, je cessai toute activité pour plonger dans une rêverie mélancolique. Cette tâche improbable consistait à, muni d'un seau à glaçons, frotter la poitrine des danseuses avant leur entrée en scène, pour bien mettre en exergue leurs tétins triomphants.
Balmeyer Le durcisseur

Il s'est trouvé qu'entrant dans Pacy j'ai croisé une affiche publicitaire immobile, vantant un prochain spectacle d'otaries vivantes. J'ai aussitôt cherché à imaginer à quoi pourrait bien ressembler un spectacle d'otaries mortes – j'ai rapidement renoncé.
Didier Goux Histoire d’otarie puis d’eau tarie

  • 10.10.09

Mots de blogs (3)

Des mots de Bashung parce que voilà. Pas un mot mais une photo-sourire de blog. Un “etc.” d’émerveillement. Une Babel qui n’en finit de nous faire monter dans les tours et une expression revue au Goux 2.0.

Morceaux choisis :


J’ai décimé décimé / Des armées de répondeurs / Occupés à se dire / Mes naufrages au saut du lit (...) / J’ai commandé décommandé / De mes yeux la prunelle / Balancé les jumelles / Pour ne garder que le flou.
Monsieur Bashung Sommes-nous 

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Oopsy et son chat Tel père, tel fils... 

La nuit tombe ici comme nulle part ailleurs. Pas plus lentement, mais avec une sorte de majesté dédaigneuse. Elle connaît nos fenêtres et sait qu'elle va s'y déployer toute à son aise, avec lenteur, flamboiement de couleurs, distinction de lumières, etc. (“Etc.” par impuissance ou découragement à dire ce que l'on voit en effet.)
Didier Goux Voyez mes poils, voyez mes ailes

La voûte de ce ciel sans lune n'éclairait plus la mer et ses pas aveugles sur le sable noir la ramenèrent lentement chez elle. La miette d'ombre qui s'était infiltrée dans sa mémoire avait fini d'éveiller sa curiosité et la fit basculer à nouveau sur la rive du désir…
Loba del sur Rendez-vous 

Tout à l'heure, après le déjeuner, il s'est dit que, là, maintenant, illico, il fallait vraiment qu'il attelle le i-bœuf à sa @charrue et qu'il fasse mine de s'intéresser à l'autre épave de Gainsbourg foutant le feu à son billet de 500. Au lieu de, on peut le voir écroulé dans un fauteuil d'emprunt, parcourant de ses yeux larmoyants un livre déjà lu.
Didier Goux Secoue-toi gros tas de vide

  • 27.8.09

Mots de blogs (2)

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Une lettre de rupture toute en finesse ou pas. Une invitation à dépasser nos images. Un malaise d’ici et d’ailleurs. La poésie d’une dériveuse et le sensibilité comme résilience.

Une nouvelle sélection de quelques mots de blogs et exceptionnellement une citation :

Je désire beaucoup, Monsieur, que cette lettre ne vous fasse aucune peine; ou, si elle doit vous en causer, qu'au moins elle puisse être adoucie par celle que j'éprouve en vous l'écrivant. Vous devez me connaître assez, à présent, pour être bien sûr que ma volonté n'est pas de vous affliger; mais vous, sans doute, vous ne voudriez pas non plus me plonger dans un désespoir éternel. Je vous conjure donc, au nom de l'amitié tendre que je vous ai promise, au nom même des sentiments peut-être plus vifs, mais à coup sûr pas plus sincères, que vous avez pour moi, ne nous voyons plus; partez, et jusque-là, fuyons surtout ces entretiens particuliers et trop dangereux où, par une inconcevable puissance, sans jamais parvenir à vous dire ce que je veux, je passe mon temps à écouter ce que je ne devrais pas entendre.
Laclos c’est pas un blogueur hein ? :)

Nos notions sur les problèmes des pays les plus pauvres sont saturées de telles images : pas simplement de nobles rebelles mais d'enfants affamés, de sociétés sans scrupules, de politiciens véreux. Vous êtes prisonnier de ces images. Comme vous êtes prisonnier, nos politiques le sont aussi, parce qu'ils font ce que vous voulez. Je vais vous emmener au-delà de ces images.
Rubin Sfadj Au delà des images

Je suis coupable d’enfance / C’est le malaise d’être ici / Et d’être aussi ailleurs / Enfant, j’ai toujours su / Qu’on me pardonnait tout / Qu’on ne m’excusait rien
L’oeil bandé Enquête

Ils se sont accordés en vibrations duelles / Au bout de leurs errances et des sursauts de l'âme / Entre eurythmies factices et distorsions cruelles / Ils ont gravé sur eux le même monogramme / Dans l'encre des fêlures et le fiel du mensonge / Ils se sont reconnus à la croisée des rêves / Réprimés au fond d'eux pareil à cette éponge / Qui retrouverait forme au baiser de la grève ..
Loba del Sur Vibrations

Guérir ses blessures intérieures, c’est oser dévoiler ses fragilités. C’est en finir avec cette image envoyée aux autres : faire croire que tout va bien dans n’importe quelle situation (Pierre-Yves Brissiaud, La face cachée de la résilience)
Souffedame La sensibilité n’est pas une faiblesse

  • 15.8.09

Mots de blogs

Comme dans l'ancien "fut-il ?", de temps à temps, je publierai des mots de blogs, de micro-blogs ou de facebook en folie. Parce que le web va de plus en plus vite, c'est intéréssant parfois de s'arrêter sur les petites (ou grandes) phrases lâchées et parfois noyées dans le flux incessant de nos publications. Ma sélection du jour :
Internet c'est le psychanalyste du pauvre. Pour la modique somme de votre connexion, il vous ouvre un tumulte silencieux où l'on peut s'égosiller sans crainte d'être vraiment entendu.
Nefisa dans "Je vous explique
Enfin, l’internet est devenu une infrastructure si essentielle pour des millions d’individus, qu’il devient prioritaire de les y faire exister. Exister comme des sujets autonomes, capables d’y déployer leurs capacités, qui y possèdent une adresse (voire un domicile) stable, tout en bénéficiant des libertés élémentaires de disparaître, de se dissimuler ou de se réinventer.
ReadWriteWeb dans "Consultations publiques sur l'Internet du futur"
Je voudrais gentiment dire à Copé que prendre tous les autres pour des crétins ne fait pas forcément de vous le type le plus intelligent.
Benoît Hamon sur twitter
ça efface certains angles obtus de ma misanthropie aiguë.
мя. м. dans "des petites boîtes
L'enfance, c'est une croûte qui continue de gratter, même quand on a plus l'âge de souffler dessus, en se disant que ça passera. Non : ça ne passe pas ....
manue dans "# Parce qu'il ne sera pas vraiment question de ça ... ni d'autres choses d'ailleurs"
  • 23.7.09