Les coulisses d’Arnaud – semaine 1

image Le 31 octobre débutait l’aventure du Roman d’Arnaud avec mes deux acolytes, Jean François Gayrard, l’instigateur, le cerveau 2.0 et Gwen catala, le sniper de la littérature numérique. C’est Jean François qui m’a proposé de participer à ce challenge : rédiger un roman sur facebook dans des conditions quasiment live. Dans un premier temps, j’ai pris ce nouveau projet comme les autres jeux d’écritures auxquels j’ai participés. Ce devait être pour moi un divertissement, un plaisir d’écriture, de lecture et de partage.

Le roman d’Arnaud, c’est tout ça et encore plus que ça.

Les coulisses d’Arnaud vont rendre compte de cette expérience de l’autre côté du miroir. Sous la forme d’un journal de bord, je ferais un bilan par semaine de mes ressentis, de nos anecdotes et des moments forts de chaque journée.

Semaine 1 – le lancement.

Vendredi 30 octobre - Je reçois le premier script envoyé par Jean François. Les quatre premières journées et ça commence fort ! Un meurtre étrange le soir d’Halloween doit être raconté en neuf statuts facebook. Nous décidons de l’ordre d’écriture. Gwen depuis la Thaïlande écrira les trois premiers statuts, je ferais les trois suivants et Jean François alias Jeff portera l’estocade finale. De façon naturelle, nous nous mettons au travail. Quelques heures plus tard, la journée 1 est écrite. Etonnamment, nos écritures se calent harmonieusement dés le premier jet.

Samedi 31 octobre Le premier jour ! L’anxiété de chacun est palpable à travers nos écrans respectifs. Jeff, « the brain » m’appelle. Il est speedé et ne cesse de m’interpeller « On est attendu Christophe, on est attendu ! ». Nous fixons le compteur des fans de la page facebook. Trop peut être. 18h30 ici, 00h30 chez Gwen, le premier statut est lancé et trois quarts d’heures plus tard, Damien Vacher, premier fan, est décédé. Paix à son âme.

Dimanche 1er novembre Arnaud entre en scène ou plutôt son univers. Jeff veut installer lentement l’atmosphère dans lequel évolue cet être seul et abandonné. Comme la veille, nos statuts s’enchaînent. Les lecteurs semblent apprécier. Nous sommes excités. Je suis surpris. L’entreprise qui semblait compliquée à se mettre en place coule de source. Nous nous sommes trouvés instantanément sans grands efforts de part et d’autre. Une véritable alchimie est née.

Lundi 2 novembre Le personnage d’Arnaud se révèle. A partir du portrait succinct que Gwen et moi avions découverts dans le prologue (à paraître fin novembre au format epub et iPhone chez leezamStories), nous façonnons notre héros. Arnaud est dans la place, Arnaud s’installe dans nos têtes et se dessine sous nos claviers.

Mardi 3 novembre Nous faisons connaissance avec François Matthieu, le journaliste. Ce personnage important va mener une enquête sur une série de meurtres étranges. Nous délaissons temporairement Arnaud pour suivre les tribulations de ce personnage. Le rythme d’écriture est soutenu. Il me faut les statuts la veille au soir pour le lendemain. Ce qui rend la tâche difficile pour Gwen. Le soir pour moi est le creux de la nuit pour lui. Entre 21h et 22h, je reçois les trois premiers statuts. Il est 4h du matin en Thaïlande.

Mercredi 4 novembre Jeff nous annonce son départ pour Montréal. Demain nous serons trois auteurs d’un seul et même roman éparpillés sur trois continents. Cela ne va pas nous empêcher de dépeindre un nouveau meurtre dont Jean Lou bourgeon sera la victime à la gorge rabotée. Gwen assure les trois statuts de Jeff prisonnier d’un avion dépourvu de wifi.

Jeudi 5 novembre 12h30 à Montréal, 18h30 à Marsilargues et 2h30 dans la brousse thaïlandaise. « La vieille » rentre en scène. Nous détaillons le rituel de la soupe apportée tous les soirs à Arnaud. L’escalier qui mène au grenier, véritable prison, est au centre de la journée. Neuf statuts enfilés sans que le nouveau décalage horaire ne vienne perturber notre cadence.

Vendredi 6 novembre François continue son enquête sur les meurtres en série et s’intéresse plus particulièrement aux rituels et mobiles de tueurs célèbres. Arnaud nous possède complètement désormais. Nos échanges légers sur l’histoire deviennent de plus en plus gore depuis que nous avons raboté la gorge de Jean Lou.

Samedi 7 novembre Une semaine déjà que nous écrivons tous les jours, que les scènes s’enchaînent ! Premier bilan. Le compteur de fans a grimpé. Nous sommes satisfaits de l’interaction avec nos lecteurs. Ce week-end nous allons encore tuer. Une famille entière cette fois-ci. On y prend goût.

 

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