Le roman d’Arnaud (extrait)

image Voici par où tout a commencé...

« Constamment, Arnaud pense à vous. À tout moment, vous êtes dans ses pensées et ses rêves. Mais est-ce vraiment une bonne chose ? »

D'une existence vide, exsangue de tout sens, est-il possible de renaître, différent ? Je ne cesse de m’interroger. Suis-je le seul à ne pas voir mon reflet ? Est-ce seulement possible ? Ne me demandez pas pourquoi et encore moins comment une telle hérésie a pu se produire : je ne connais pas la réponse. D’ailleurs, comment pourrais-je savoir ?

Se pourrait-il que ma propre image ait été confisquée par quelques forces obscures ? Mon berceau, que j’imagine bruyant, aurait-il été enveloppé d’un sort ? Quelles basses œuvres ou esprits torturés se sont attachés à créer cet être difforme nommé : Arnaud ?

Arnaud, c’est mon nom. Mais je vous préviens, ne vous fiez pas à sa douce sonorité. Son étymologie est bien plus évocatrice, bien que légèrement erronée en ce qui me concerne. Du terme germanique « arn », l’aigle, je ne vois vraiment pas où ce majestueux oiseau de proie se retrouve en moi. Car l’être est repoussant. Oh oui, il l’est ! Si Dieu existe, il a bien dû se marrer le jour où ma tendre mère a eu l’idée de me nommer ainsi.

Possible que cela soit lui qui m’empêche de me voir, de m’observer dans ce satané miroir. À moins que cela ne vienne de cet endroit, de cette maison et de ce grenier poussiéreux.

Ce grenier : un bric-à-brac que je hais autant que je l’aime. C’est une vieille dualité entre nous. Il est mon refuge, mon repère. Une prison aussi. Une cellule pour ma conscience, un cachot pour ma laideur. Et la vieille en est le bourreau. La vieille... Je l’exècre autant qu’elle me méprise. Dire que c’est ma grand-mère.

Comment un tel être a-t-il pu enfanter une chose aussi merveilleuse que ma mère ? L’hérédité est parfois sournoise. Ma grand-mère n’a toujours eu qu’un seul rêve : avoir un garçon. Qu’il soit beau ou intelligent n’entrait même pas dans ses critères. Elle était issue d’une vieille, très vieille famille aristocrate. N’étant pas mariée, ce qui n’avait pas manqué de créer la polémique, cette vieille fille sûrement engrossée à l’emporte-pièce n’avait qu’une idée en tête, transmettre son nom. À vrai dire, c’était bien la seule chose qui lui importait.

…/…

Extrait du prologue du Roman d’Arnaud que vous pouvez télécharger gratuitement sur epagine.fr au format pdf ou epub. Sortie du Tome 1 fin novembre chez numeriklivres.

  • 4.11.10

Les coulisses d’Arnaud – la démystification

image Pris par une grippette A de série B, j’en ai oublié de vous conter les tribulations complices des coulisses d’Arnaud.

Entre la jungle de Banghok, les bars fétides de Montréal et la vie paisible et rassurante de Marsillargues, se trame une histoire à ne pas piquer des vers… mais plutôt des vies. Et ce depuis maintenant 28 jours ! 28 jours que je supporte la mauvaise humeur et l’odeur numériques de Jeff le gros, que je ressens les piqûres de moustiques du pays d’adoption de Gwen, que se mélangent les heures dans ma tête quand j’en entends un ronfler comme un ours à 11h du matin et l’autre s’endormir alors que Claire Chazal n’a même pas refermé son journal.

Comment voulez-vous que je garde ma santé physique et mentale dans de pareilles circonstances ? Je vous le demande.

Non, ne me répondez pas ! Je sais pourquoi. J’ai trouvé avec ces deux furieux du répondant à ma folie douce. Eux l’ont dure… la folie !

Ces deux frappés de la communication moderne s’évertuent à me faire croire que nous somme entrain d’écrire un roman sur facebook. Et vas-y que je te ponds du texte au kilomètre pour abreuver la bête assoiffée d’updates bleues et blanches. Au début, j’ai cru à leurs balivernes. A grand renfort de marketing viral, il m’ont amadoué avec des vidéos truquées, certainement volées sur youtube. Puis, le gros (c’est le plus coriace celui là) m’a collé une photo sur mon mur, faisant passer ce cliché pour la future couverture du roman best-seller que nous allions écrire tous en chœur ! Quelle bande de tarés !

Le drame, c’est que j’ai mis 28 jours à m’apercevoir de la mystification. Entre temps, ils m’ont fait commettre les pires choses de toute mon existence. Jeff, le machiavélique Jeff, ne m’a pas lâché d’une semelle, me martelant de centaines de mails tous les jours. SCRIPT JOURNEES A VENIR ! écrit en gras en « objet » et dans le corps du message, je découvrais une nouvelle horreur. Ma belle infirmière et son Samir carbonisés dans un accident de voiture. Mon copain de blog Philippe incarcéré puis retrouvé pendu sous un tas de plume. Mon brave instituteur Jean Lou lacéré à la gorge par un rabot de menuisier. La belle et talentueuse Nathalie joggueuse du bois de Vincennes étêtée par un sale cabot. Et j’en passe des rouges sanglantes et des très mûrement réfléchies. Bref, là, aujourd’hui, je vomis…

Mais s’en est finie de cette mascarade ! Je vous ai percé à jour bande de manipulateurs psychopathes ! Oui, tremblez Gwen catala et Jean François Gayrard. Comme au bon vieux temps où Vichy et Pétain régnaient en maître, je vais vous balancer, vous, ignobles personnages, perturbateurs de la douce mélopée des réseaux sociaux !

Je vous le dis tout net bandes d’ignobles anthropophages de l’identité numérique. Vous n’irez pas plus loin ! Que la génération Y se soulève contre ces usurpateurs ! Que tous me rejoignent pour que de telles abjections cessent et ne se reproduisent plus !

Liguons-nous ! Et comme moi, prenez votre courage à deux mains et cliquez sur : « Signalez un abus ! ».

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  • 28.11.09

Arnaud à la fac de Lettres

La classe d'Arnaud - le roman d'Arnaud Sylvie, une fidèle de ce blog et lectrice assidue du Roman d’Arnaud enseigne à la faculté de Lettres de l'Université de Basilicate en Italie. Dans le cadre de ses cours, elle a repris des passages de notre marathon littéraire sur facebook. A l’occasion d'un module d'enseignement de français (50 heures), Sylvie s’est servie de nos textes publiés sur le calaméo pour décortiquer notre chère langue de Molière. Arnaud s’est donc invité à la table de jeunes étudiants italiens.

Sylvie, comment as-tu eu cette idée ?

Je souhaite faire exprimer et résumer ce que mes étudiants voient, lisent, et comprennent en Français. Je travaille sur l'utilisation des temps (présent, imparfait, passé composé), l'expression de la cause, l'expression temporelle dans le quotidien. Il m’a semblé intéressant de leur faire travailler des textes qui suscitent la curiosité et les intriguent. La littérature contemporaine est mon terrain de chasse favori, après la presse. Pour des raisons pratiques - va trouver des livres français dans ce coin du sud de l'Italie -, le web est mon terrain de chasse favori, le Roman d'Arnaud mon choix.

Comment s’est articulée ta présentation ?

Avant on travaillait une langue dans le texte imprimé sur les pages d'un livre. Là c'est dans un texte projeté sur un écran mais en éliminant le support papier, je lance l'élève dans une interprétation directe. J'essaie de rendre actif certains acquis. Pour l'instant, j'ai voulu susciter la curiosité. J'ai déjà mis un lien sur notre page facebook « j'écris, je parle... en français » il y a une dizaine de jours. Et puis il y a eu un devoir en classe et, hier, c'était la correction. Alors j'ai eu l'idée d'une présentation powerpoint, en utilisant la couverture du Roman d'Arnaud (ils l’avaient déjà vu sur votre page fan facebook. Ce qui était vrai puisqu'ils ont eu une réaction de connaissance) et en présentant sur 6/7 diapositives l'acte de parole et les règles linguistiques : Il n'y a rien, il y a un livre, c'est un roman, c'est le Roman d'Arnaud, c'est intrigant, c'est bien, ça fait peur. Evidemment, à la fin de mon exposé, la question : mais c'est quoi le Roman d'Arnaud ? Alors, j'ai rapidement présenté (avec les actes de paroles) C'est un roman en écriture sur le web. C'est écrit par des amis. Puis, en italien : c'est l'histoire d'Arnaud, un être difforme caché dans le grenier. Il s'empare de vos vies. Et pour inciter à aller voir et à lire : Il y a chaque jour une histoire qui se finit mal « Vous voyez la couverture ! Et il y a une plume blanche » Alors du fond de la salle, une voix : « ah! Ben! Je vais aller lire ! »

C’est intéressant ! Tu vas continuer alors ?

On a déjà continué sur la journée 3/40. J'ai commencé à lire à haute voix et je sais subjuguer, captiver, mon auditoire D'ailleurs, ils avaient la bouche ouverte et les yeux rivés sur l'écran alors j'ai connecté ordi-internet-écran. On est moderne ou pas ?! Ils ont exprimé : où vit Arnaud ? Que fait Arnaud ? « Il est dans vos pensées... » donc, officiellement, le Roman d'Arnaud est entré dans une salle de classe avec une analyse littéraire/linguistique: le corps et l'âme d'Arnaud, les adjectifs forts, l'utilisation des négations.
J’ai fait ensuite un petit sondage : Ils ont envie de le lire (une de l'acheter), d'en savoir plus sur ce « vous êtes dans mes pensées et mes rêves. Mais est-ce vraiment un bonne chose ? ». Le fait qu'il y ait l'accès par facebook, ça les botte !

Faculté de Lettres de l'Université de Basilicate : http://www.unibas.it/
La page fan sur facebook : j'écris, je parle... en français

  • 15.11.09

Les coulisses d’Arnaud – semaine 1

image Le 31 octobre débutait l’aventure du Roman d’Arnaud avec mes deux acolytes, Jean François Gayrard, l’instigateur, le cerveau 2.0 et Gwen catala, le sniper de la littérature numérique. C’est Jean François qui m’a proposé de participer à ce challenge : rédiger un roman sur facebook dans des conditions quasiment live. Dans un premier temps, j’ai pris ce nouveau projet comme les autres jeux d’écritures auxquels j’ai participés. Ce devait être pour moi un divertissement, un plaisir d’écriture, de lecture et de partage.

Le roman d’Arnaud, c’est tout ça et encore plus que ça.

Les coulisses d’Arnaud vont rendre compte de cette expérience de l’autre côté du miroir. Sous la forme d’un journal de bord, je ferais un bilan par semaine de mes ressentis, de nos anecdotes et des moments forts de chaque journée.

Semaine 1 – le lancement.

Vendredi 30 octobre - Je reçois le premier script envoyé par Jean François. Les quatre premières journées et ça commence fort ! Un meurtre étrange le soir d’Halloween doit être raconté en neuf statuts facebook. Nous décidons de l’ordre d’écriture. Gwen depuis la Thaïlande écrira les trois premiers statuts, je ferais les trois suivants et Jean François alias Jeff portera l’estocade finale. De façon naturelle, nous nous mettons au travail. Quelques heures plus tard, la journée 1 est écrite. Etonnamment, nos écritures se calent harmonieusement dés le premier jet.

Samedi 31 octobre Le premier jour ! L’anxiété de chacun est palpable à travers nos écrans respectifs. Jeff, « the brain » m’appelle. Il est speedé et ne cesse de m’interpeller « On est attendu Christophe, on est attendu ! ». Nous fixons le compteur des fans de la page facebook. Trop peut être. 18h30 ici, 00h30 chez Gwen, le premier statut est lancé et trois quarts d’heures plus tard, Damien Vacher, premier fan, est décédé. Paix à son âme.

Dimanche 1er novembre Arnaud entre en scène ou plutôt son univers. Jeff veut installer lentement l’atmosphère dans lequel évolue cet être seul et abandonné. Comme la veille, nos statuts s’enchaînent. Les lecteurs semblent apprécier. Nous sommes excités. Je suis surpris. L’entreprise qui semblait compliquée à se mettre en place coule de source. Nous nous sommes trouvés instantanément sans grands efforts de part et d’autre. Une véritable alchimie est née.

Lundi 2 novembre Le personnage d’Arnaud se révèle. A partir du portrait succinct que Gwen et moi avions découverts dans le prologue (à paraître fin novembre au format epub et iPhone chez leezamStories), nous façonnons notre héros. Arnaud est dans la place, Arnaud s’installe dans nos têtes et se dessine sous nos claviers.

Mardi 3 novembre Nous faisons connaissance avec François Matthieu, le journaliste. Ce personnage important va mener une enquête sur une série de meurtres étranges. Nous délaissons temporairement Arnaud pour suivre les tribulations de ce personnage. Le rythme d’écriture est soutenu. Il me faut les statuts la veille au soir pour le lendemain. Ce qui rend la tâche difficile pour Gwen. Le soir pour moi est le creux de la nuit pour lui. Entre 21h et 22h, je reçois les trois premiers statuts. Il est 4h du matin en Thaïlande.

Mercredi 4 novembre Jeff nous annonce son départ pour Montréal. Demain nous serons trois auteurs d’un seul et même roman éparpillés sur trois continents. Cela ne va pas nous empêcher de dépeindre un nouveau meurtre dont Jean Lou bourgeon sera la victime à la gorge rabotée. Gwen assure les trois statuts de Jeff prisonnier d’un avion dépourvu de wifi.

Jeudi 5 novembre 12h30 à Montréal, 18h30 à Marsilargues et 2h30 dans la brousse thaïlandaise. « La vieille » rentre en scène. Nous détaillons le rituel de la soupe apportée tous les soirs à Arnaud. L’escalier qui mène au grenier, véritable prison, est au centre de la journée. Neuf statuts enfilés sans que le nouveau décalage horaire ne vienne perturber notre cadence.

Vendredi 6 novembre François continue son enquête sur les meurtres en série et s’intéresse plus particulièrement aux rituels et mobiles de tueurs célèbres. Arnaud nous possède complètement désormais. Nos échanges légers sur l’histoire deviennent de plus en plus gore depuis que nous avons raboté la gorge de Jean Lou.

Samedi 7 novembre Une semaine déjà que nous écrivons tous les jours, que les scènes s’enchaînent ! Premier bilan. Le compteur de fans a grimpé. Nous sommes satisfaits de l’interaction avec nos lecteurs. Ce week-end nous allons encore tuer. Une famille entière cette fois-ci. On y prend goût.

 

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  • 11.11.09

facebook : Le roman d’Arnaud – C’est parti !

Le roman d'Arnaud - la couv

Le roman d’Arnaud, expérience d’écriture 2.0 sur Facebook, débute ce soir à 18h30.
Tout au long de la soirée d’Halloween, nous allons posté 10 statuts de 420 caractères. Préparez-vous, installez vous confortablement, fermez vos portes et volets, et couchez les enfants : ça va saigner !

En exclu pour les blogs, voici le synopsis de l’histoire la plus web 2.0 de votre vie :

Réfugié depuis son enfance dans le grenier de sa grand-mère, une vieille femme acariâtre, Arnaud cache sa laideur aux yeux du monde.
A l'abri du regard des autres dans sa forteresse d'encre et de papier, passionné par les livres et la lecture, Arnaud vit sa vie par procuration, en s'identifiant aux héros des romans qu'il lit et relit inlassablement. Il ne sort jamais de son grenier, sauf pour aller rencontrer un vieux libraire intriguant avec lequel il s'est lié d'amitié et qui lui suggère à chaque fois de pertinentes lectures. Mais plus les jours passent et plus Arnaud se rend compte que ses lectures et ses livres ne suffisent plus à apaiser sa solitude qui le ronge de l'intérieur.
L'âme en peine, le jour de son 30e anniversaire, Arnaud se rend chez son libraire qui va lui offrir un livre aux pouvoirs étranges. Arnaud va vivre alors une expérience qui va changer le cours de son existence et semer la terreur, malgré lui.
Le Roman d'Arnaud, c'est l'histoire d'une transformation intérieure et extérieure spectaculaire qui incite le lecteur à réfléchir sur les thèmes de l'enfermement, de l'insatisfaction, le jeu des apparences, de l'être et du paraître, des peurs face aux changements et aux remises en question qui rythment nos vies.


Avertissement:
Nous tenons à informer les futurs participants à cette expérience de lecture numérique 2.0 que nous ne serions, en aucun cas, être tenus pour responsables des conséquences de ce que vous lirez. De même, nous vous suggérons de réfléchir à deux fois avant de penser ou d'écrire du mal sur autrui. Nous vous rappelons, également, que les gousses d'ail, crucifix, flèches d'argent et autres talismans, bien que non fournis, sont fortement conseillés tout au long de cette expérience.
Fin de l'avertissement.


Les trois auteurs
Jean-François Gayrard, le cerveau 2.0 de cette expérience de lecture
Gwen Català, le metteur en mot 2.0 et en image
Christophe Sanchez, bloggeur impénitent et faiseur de phrases 2.0

Je tiens d’ores et déjà à remercier tous ceux qui ont cité et relayé cette aventure depuis le 06 octobre : Nicolas, Gaël, Dedalus, Le lecteur hypothétique, Sylvie, Blog du modérateur, Numerikbook, Hélia le blog, Aldus, ebouquin, daily-tube, Actu-litté et bien sûr Leezam Stories qui éditera le roman d’Arnaud au format iPhone et epub courant novembre. Il convient bien évidemment de rajouter les retwitteurs et partageurs facebook, vous vous reconnaitrez… Merci à tous !

Je veux suivre Arnaud

  • 31.10.09

Le roman d'Arnaud J-4

Nous tenons à informer les futurs participants à cette expérience de lecture numérique 2.0 que nous ne serions en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences (et il y en aura) de ce que vous lirez.

Le 31 octobre 2009, vivez votre première expérience de lecture numérique en 2.0 avec Le roman d'Arnaud.

A suivre sur Facebook : Le roman d'Arnaud
Découvrez le sypnopsis




  • 27.10.09

Si j’étais…

Aujourd’hui, pour les besoins du Roman d’Arnaud, j’ai fait ma mini-bio. et il m’est revenu à l’esprit un jeu d’écritures que nous avions fait il y a quelques mois avec la bande de blogueurs fous*. Il s’agissait de se sino-portraiturer à tour de rôle. J’aurais bien coller les portraits écrits par les autres mais aujourd’hui le blog où nous officions a été fermé par la patronne. Reste simplement mon portrait à peu prés chinois que j’avais écrit à cette occasion.

si j'étais Si j'étais un objet, j’essaierais d’être le moins encombrant possible mais il faudrait toutefois que l’on me voit : un téléphone mobile extra-slim qui brille. Si j'étais une saison, je devrais être belle et chaude mais dépourvue de nuisibles : un été sans insecte. Si j'étais un plat, je me préparerais et passerais au micro-ondes : une assiette de ravioli  mais des Buitoni hein ? Si j'étais un animal, j’aurais un système pileux développé, je serais futé mais taciturne : un alf.  Si j'étais une chanson, je serais pop rock, un peu brute mais pas trop et le dernier couplet serait doux :  no surprises de Radiohead. Si j'étais une couleur, le vert évidemment mais pas pour l’espoir mais pour l’herbe et son odeur lorsqu’elle est fraîchement coupée. Si j’étais un roman, je serais L'insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera. Si j'étais un personnage de fiction, je serais αяf  bien sur. Si j'étais un film, là, sans hésiter, je serais Le premier jour du reste de ma vie de Rémi Besançon. Si j'étais un dessin animé, je me la jouerais ancêtre de bioman sans les forces de couleurs : « Sankukaï, c’est ma bataille, c’est ma bataille ! ». Si j'étais une arme, je me livrerais en assaut pacifiste mais dévastateur : le regard.
Et pour finir, si j'étais un endroit, je me localiserais indéfiniment, sans  aucun système de positionnement : un ailleurs onirique.

* j’ai quand même mis le lien, dés fois, que ce blog ouvre à nouveau :) 

  • 18.10.09

Lire numérique - La chaîne d'Arnaud

image Comme un n’arf qui blogue en web deux et bien je m’auto-tague ! Je peux, je suis plusieurs alors j’en profite ! J’ai lancé sur le n’arf II une chaîne à l’occasion du démarrage prochain du Roman d’Arnaud. Piqûre de rappel pour ceux à qui ça aurait encore échappé :

"Le Roman d’Arnaud est une expérience de lecture 2.0 qui s’appuie sur le principe de l’édition numérique et du Web 2.0. L’expérience va débuter le 31 octobre 2009. Pendant 40 jours et 40 nuits, trois auteurs vont se relayer pour écrire un roman d’un nouveau genre sur Facebook en offrant la possibilité aux lecteurs d’interagir au fur et à mesure que l’intrigue leur sera dévoilée.”

 
Revenons à la chaîne avec trois petites questions sur ce sujet passionnant de l’édition numérique :
  1. Lisez vous des livres sur écran ?
  2. Si oui, quel type de publication ?
  3. Si non, pourquoi ?
Oui, je lis sur écran. D’ailleurs, je ne fais que ça. Comme je l’ai déjà expliqué lors d’un précédent tag portant sur l’écriture au féminin, je ne lis pas de livres papiers à la bonne odeur de carton poussiéreux. Je le regrette parfois mais c’est ainsi. Je ne me suis pas laissé aller à la lecture tranquille allongé sur mon lit, sur un canapé ou au soleil. Non, je lis devant mon écran vos blogs, des articles de presse en ligne mais pas encore de livres. Quand Jean François Gayrard m’a proposé l’aventure du Roman d’Arnaud, je suivais déjà ses activités sur son blog numerikbook. Il suit de très prés la montée en puissance de l’édition numérique et m’a ouvert de nouveaux horizons de lecture sur iPhone, eBook et autres terminaux nomades. Il m’a convaincu, d’une part, de participer à l’écriture de ce roman d’un nouveau genre et d’autre part que la lecture numérique était non seulement possible mais aussi inévitable.
 
En effet, la génération Y, comme on se doit aujourd’hui de l’appeler, partage son temps libre entre l’écran de son ordinateur, la console de jeux et la télévision. La place du livre traditionnel, même si je me garde bien de le critiquer, est devenue réduite, non par désintérêt mais à cause d’un changement de priorités. L’interactivité, le partage et l’envie de socialisation par l’adhésion à un groupe sont autant de facteurs ludiques et chronophages qui relèguent les bons vieux livres entre deux presse-papiers sur une étagère.

La découverte de la lecture et surtout de nos grands auteurs passe de toute évidence par le livre. Si les éditeurs veulent capter un nouveau marché, c’est bien sur les supports numériques qu’il se trouve. Le but in-fine est bien entendu de canaliser l’attention des non-lecteurs en leur proposant un ouvrage ouvert sur leurs envies, dans lequel ils pourront eux-mêmes s’investir et commenter l’histoire. Voilà, entre autres, un des enjeux du roman d’Arnaud.
 
Je suis convaincu qu’une nouvelle façon d’écrire et de lire est entrain de naître dont le numérique sera le support. Elle ne remplacera pas le livre mais lui donnera une forte valeur ajoutée. Le support papier induit le livre, le support numérique induit l’échange la rapidité et l’accessibilité. Il s'agit maintenant de (ré)concilier ses deux univers parallèles.
 
Vous pouvez déjà lire l’avis de dedalus sur son billet évocateur : de la frigidité de l’édition numérique. J’aimerai bien lire sur ce sujet : Sylvie, Zoridae, FalconHill, et Philippe. A vos claviers !

Pour suivre, le roman d’Arnaud, c’est sur facebook et twitter

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  • 14.10.09

Le roman d’Arnaud

Il y a quelques jours l’ami facebookien à tendance tweetique Jean François GAYRARD m’expose son projet d’édition numérique. Il faut dire que le garçon évolue, comme un poisson dans l’eau, dans cette sphère encore balbutiante en France. Il vulgarise, évangélise les foules sur son blog numerikbook, sur sa page facebook, la bibliothèque numérique, et all around the web via nos chers médias sociaux.

Son projet m’a instantanément accroché. Il s’agit de publier un roman sur le grand livre des visages. Il m’envoie le sypnopsis et m'explique brièvement sa vision. Le roman d’Arnaud est né. Trois auteurs, Jean François, Gwen Catalá et moi-même allons pendant 40 jours et 40 nuits (euh! moi je dors la nuit, c’est les deux autres qui vont bosser) écrire sur la page facebook dédiée la vie torturée d’Arnaud entre malaise existentiel et rebondissements fantastiques.

Ci-dessous, un teaser concocté par Jean François pour vous donner envie de nous suivre, car un livre même numérique sans lecteur, ça sert à rien. Pour vous abonner à la page facebook, vous avez le widget fan dans la barre latérale de ce blog,

Bonne lecture !

Cette année, Halloween entre dans l'ère numérique. Le 31 octobre 2009, la peur et l'inquiétude vont s'emparer de Facebook, pour votre plus grand plaisir. Vivez votre première expérience de lecture numérique en 2.0 avec Le roman d'Arnaud. ...




Edit : Suivez aussi Arnaud sur twitter


  • 7.10.09