Sans faire appel

Ce matin j’ai vu un espoir traverser la rue,
sans regarder ni à droite ni à gauche.

Il avait les yeux clairs,
le corps en avant et le pas rapide.

Dans l’allure, l’envie d’en découdre,
d’enfin passer d’un point A à un point B.

D’en finir avec l’alphabet du doute.
D’attacher chaque lettre à sa volonté.

D’un trottoir à l’autre, il a épelé son nom
sans se tromper,

sans faire appel aux souvenirs.

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