Coup de rabot

17.8.18

Je bute sur une phrase
qui déplierait les angoisses,

qui opèrerait à cœur ouvert
les pensées les plus sombres.

Mais toujours l’œil regarde
ailleurs où la réalité domine.

Chaque jour un peu plus,
la ligne du temps rabote le verbe.

Chaque nuit un peu plus,
l’espace de la phrase se réduit.

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