Il paraît que les vieux chagrins restent sur nos visages, qu’ils tracent leurs sillons, pore après pore, année après année, jusqu’à devenir les chemins de traverse qu’empruntent nos rides pour nous aider à sourire.
L’avenue est pleine d’hiver, de regards tombés dans les cols. L’air pourtant doux se charge lentement d’une brume de plomb. C’est le moment que choisit le clocher pour sonner l’heure des vêpres.
Les fidèles sur le parvis de l’église sont des ombres à qui on a gommé les contours. À l’autre bout de la rue, je suis des leurs, m’apercevant flou dans le reflet de cette vitrine que deux guirlandes s’évertuant à clignoter n’arrivent pas à égayer.