Un autre temps

Se suspendre, se surprendre, le temps de. De. De quoi ? De tout. Que faire du temps que j’ai pour l’écrire, sans pause, sans temps, sans errance, mais avec tempérance ? Et rance le temps vieux du temps de le dire, les phrases se tronquent, se trompent, ce trop peu s’en plie et après. Pas assez, va-et-vient. Présent dans. Passé composé d’avant.  Allez, ne pas s’en tenir à la complétude ! Temps incomplet, temps infini : impossible quantité, redondance, futilité volatile. Vola-t-il ? Le temps ? Mon temps ici présent ? Égrotant, malaisé, onctueux de misères, lourd, entier, pesant, il n’en demeure pas moins insaisissable : temporis aeternam est. Tant lutter pour une seconde, infime miette de temps, une chance de. Pas le temps. Se rendre, se sur-rendre à l’impossible quête de border le temps, de mesurer jusqu’à son bord. Quel bord ? Surtout ne pas finir, regarder l’éphéméride comme une échelle graduée à l’infini et laisser le temps : que soit le temps de ne pas le prendre. Avec ce qu’il faut de recul sur. Surprendre. Suspendre.