Un temps d’arrêt

15.7.26

À l’arrêt de tram, 
deux jeunes gens
sur un banc.

Deux, trois, quatre… 
je perds le compte 
des baisers grappillés 
l’un à l’autre, 
comme deux oiseaux
picorant la même mie.

De petits coups de lèvres
qui ramassent le temps,
avant que dans un souffle 
le tram ne les emporte.

Dans le même tiroir