Presque rien
4.7.26Samedi tôt sur une terre d’été,
la ville s’offre une respiration.
Deux hommes de la voirie
nettoient les rues à grands jets
d’eau retombant en bruine
sur mon passage.
Samedi tôt sur une terre d’été,
l’odeur d’urine de la veille
donne un léger haut-le-cœur ;
je n’ai pas de monnaie
à donner au clochard
couché sur un banc.
Samedi tôt sur une terre d’été,
le livreur Deliveroo, allongé
sur le parvis de l’église, et moi
portons la même casquette ;
une occasion pas si fréquente
d’échanger nos sourires.


