Mordre

3.6.17

Il y a un vent léger qui soulève le sable, sur la mer des rouleaux de suie qui labourent mon dos.
Il y a le ressac qui tape ma tête dans l'étrangeté d'un matin de soleil vide.
Dans l'éclair qui précède sa chute, la vague me prend à la glotte.
Une envie de mordre l'écume.
L'instant est calme dans le vacarme des luttes intérieures.

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