La nuit a été longue

6.9.26

Depuis son banc,
l’homme se lève,
l’homme se couche,
se lève, se couche. 

À chaque mouvement,
comme un papier plastique
que l’on aurait froissé
dans son poing,
il se déplie peu à peu

pour enfin reprendre sa place
dans le lent étirement de la rue.

Dans le même tiroir