Parution de « La ligne sous l’œil » aux éditions Gros Textes

Plaisir de vous annoncer la parution de mon nouveau recueil « La ligne sous l’œil » dans la collection La petite porte aux éditions Gros Textes, avec une illustration de couverture d’Olivier Sada.

Le livre est disponible sur le site de l'éditeur ou par courrier postal à Gros Textes, Fontfourane, 05380 Châteauroux-les-Alpes (chèques à l’ordre de Gros Textes).

Extrait en quatrième de couverture :

Une peur s’ouvre se ferme,
paupière sur l’œil de la mer.

A cette idée dans le vent,
rabattre vite le caquet.

Avant que ne fore la vague,
il me faudra cligner des yeux.



ISBN : 978-2-35082-440-6
ISSN : 2645-9469

102 pages au format 10 x 15, 8 € 
  • 7.2.20

Extrait de « Les Gens », chroniques ordinaires, paru aux @EditionsTarmac

Elle a une peau pâle et grenelée comme l'est une orange. Une peau épaisse, marquée par le temps et ses ravaudages mais qui continue à avoir peur. Je ne vois qu'un visage, un cou et des mains couverts d'une peau qui a peur, qui a froid, une peau à la chair de poule éternelle.
Elle me regarde avec dans les yeux des pépins de colère. Une marque sombre s'étale sous son menton et ressemble à une flèche qui indiquerait le chemin jusqu'au creux de ses seins. Je crois à un tatouage mais c'est une blessure. La peau a saigné à cet endroit. Elle en garde le souvenir sur les venelles tendues de son cou. Le sang a suivi leur chemin et coulé jusqu'à ses épaules. La plaie a commencé à cicatriser dressant quelques picots de peau à vif mais ces stigmates ne révèlent rien de son origine. Un coup ? A-t-on donné un coup au visage de cette femme ? Elle sent pointer mon regard sur la marque et baisse les yeux, cache la blessure d'une main craintive.
Elle passe son chemin. Je sens la peur nous prendre quand nos corps se croisent – le grain de l'orange qui se partage la douceur et l'affèterie, l'acide de sa peau et la douleur qui tombe sur le trottoir.

Extrait de « Les Gens », chroniques ordinaires, paru aux éditions Tarmac http://www.tarmaceditions.com/les-gens


(photo et illustration de couverture d'Alain Mouton http://alainmouton.berta.me/collaborations/)

  • 5.2.18

Parution de « Les Gens » aux @EditionsTarmac

Après « Morning à la fenêtre » en 2016, je suis très heureux de vous annoncer cette nouvelle parution le 12 janvier aux éditions Tarmac.

LES GENS
(chroniques ordinaires)

Recueil de chroniques au format 12 x 21, dos carré collé
92 pages sur papier texturé vergé.
(image de couverture : Alain Mouton)

L'ouvrage est encore disponible pour quelques jours
en précommande au prix de 12 € au lieu de 14 €.

  • 3.1.18

Parution de Sept variations sur le même thème aux éditions La Centaurée

Parution de "Sept variations sur le même thème" aux éditions La Centaurée.
Vous pouvez vous le procurer auprès de l'éditrice Valérie Ghévart en téléchargeant le bon de commande ici > http://bit.ly/7variations


SEPT VARIATIONS SUR LE MÊME THÈME

Ouvrage de 80 pages, illustré de 10 encres de Valérie Ghévart au format 12 cm x 25 cm.
Imprimé à 100 exemplaires. Prix unitaire 14 euros TTC


Un thème, sept variations. Ce recueil de courtes proses est composé de dix séries tirant sept fois sur chaque thème comme pour l’épuiser mais sans y parvenir. Le thème n’est jamais nommé, ainsi chaque variation est libre de s’en éloigner ou de semer le doute pour mieux y retourner. Variations sur deux êtres enroulés dans les encres de Valérie Ghévart, un Je, un Tu, qui se suivent du regard et des mots. 




  • 15.9.17

Première sortie des ‪#‎RatsTaupiers

« Rats taupiers » paru le 8 juin aux Éditions des Vanneaux, couverture et illustrations intérieures de Didier Cros.

Extrait :
« Marcel disait et il frisait de l’œil. Il disait et ça sortait plein, rond dans sa bouche, chaud et bienveillant. Je le sais aujourd’hui, soupèse en écho les mots, toujours les mêmes mots, des phrases types, des expressions en boucle, chacune adaptée à l’instant, au vide que nous redoutions tant. Ses mots à lui pour dire, c’était hier – il y a vingt-cinq ans – je les entendais mais ne les écoutais pas. Et aujourd’hui, sa voix qui ne souffle plus le rauque et le chaud me parvient par bribes et plus que le sens des mots, ce sont les intentions qui viennent taper dans le mille, ce qu’il cherchait à me dire maladroit dans le phrasé, ce qu’il disait dans le creux de ses expressions répétées ad libitum par lui, par son père, par son grand-père certainement aussi. » 





Les « Rats Taupiers » sont présentés par Cécile Odartchenko au Marché de la poésie, place Saint-Sulpice à Paris, du 08 juin au 12 juin 2016 (Stand 409).
Je serai présent le dimanche 12 de 14h à 15h.
  • 9.6.16