Trois secondes sous l'ombre

1

La nuit arrive en traînant des ombres derrière elle. L'instant s’effarouche entre les bleus obscurs et inquiétants que laisse passer un arbre séculaire.

Rien n’abîme cette première seconde sinon l’aigreur du jour qui voit, sous le couchant, disparaître la splendeur de l’arbre.

2

Toi, tu restes sur le seuil à attendre l’orage sous le feu instable des éclairs. Les branches noires dressées en parafoudre te rendent à ta mélancolie sourde.

Pendant cette deuxième seconde, quelque part et sans que personne ne s’en émeuve, une âme trépasse de l’autre côté du monde où rien ne distingue le silence de l’ombre.

3

Un éclair fronce les sourcils du ciel, une onde écartèle un nuage rétif tandis que ta trace au sol s’efface comme s’efface celle de milliers d’arbres.

Ailleurs, flotte l’idée d’une troisième seconde trompant la première, prenant la nuit à rebours pour que l’arbre ne quitte plus son ombre, pour que nul esprit jamais ne disparaisse.
  • 27.8.19

Du 15 au 18 mars, la galerie Z' accueille la revue La Piscine

Nathalie Febvre Séverin et l’équipe des maîtres-nageurs auront le plaisir de vous retrouver à la Galerie Z’, 6 rue des sœurs noires à Montpellier pour une exposition photos & peintures, des ateliers d’écriture et artistiques, des rencontres avec les contributeurs et des lectures de textes parus dans la revue.

C'est du 15 au 18 mars, vernissage le samedi 17 à partir de 19h, et le programme détaillée est disponible ici > https://revuelapiscine.com/2018/02/24/du-jeudi-15-au-dimanche-18-mars-2018-la-galerie-z-accueille-la-revue-la-piscine/


  • 8.3.18

Revue La Piscine : Appel à contributions numéro 3

« Mais comme ça, de temps en temps, une chose vulgaire me paraît belle et je voudrais qu’elle fût éternelle. Je voudrais que ce bistrot et cette lampe Mazda poussiéreuse et ce chien qui rêve sur le marbre et cette nuit même — fussent éternels. Et leur qualité essentielle, c’est précisément de ne pas l’être. » Raymond Queneau, Le chiendent, publié en 1933.

« Je cherche en même temps l’éternel et l’éphémère. » Georges Pérec, Les Revenentes, paru en 1972

C'est sur ces deux citations que s'ouvre le nouvel appel à contributions pour le numéro 3 de la revue La Piscine : L'ÉTERNEL & L'ÉPHÉMÈRE. Vous pouvez le consulter et y répondre en suivant ce lien : https://revuelapiscine.com/2018/02/18/appel-a-contributions-numero-3-leternel-lephemere/

Photo : Alain Mouton, alainmouton.fr/
  • 19.2.18

Parution de la revue La Piscine n°2

L'aventure continue avec Louise Imagine, Philippe Castelneau et Alain Mouton.
Très heureux de vous présenter ce nouveau numéro sur le thème "incidences, coïncidences".

Une revue littéraire et graphique au format 21 x 27 cm que nous avons voulu de qualité avec couvertures sur offset 250g/m², 72 pages intérieures offset 120g/m², dos carré cousu et présentée sur deux faces à lire tête-bêche. Deux parties donc, l'une présentant textes et photographies sur des pages en couleur, l'autre sur des pages en noir et blanc.

Voici la présentation du numéro :
Connexion et pouvoir de la pensée, impression de « déjà vu », loi de Murphy, synchronicité ; personnes, lieux, circonstances qui font douter, rêver, s’émerveiller et bouleversent ainsi nos parcours de vie.
Les coïncidences sont-elles uniquement le fruit du hasard ? Quelle est la part insidieuse de nos croyances dans le déroulé de l’existence ? Quelles en sont les incidences ? Qui agit sur qui, sur quoi et pourquoi ? Du cercle vertueux à la spirale infernale, que signifient ces phénomènes ? Autant de questions à se poser. Autant de questions qui ont soulevé l’écriture (nouvelles, poèmes, récits). Autant de questions illustrées par des œuvres décalées.
« L’insolite est inséparable de l’amour, il préside à sa révélation » écrivait André Breton ; « la photographie, une suite de coïncidences merveilleuses » disait de son côté Henri Cartier-Bresson.


Et pour la commander, c'est par ici.
Plus d'infos sur revuelapiscine.com
  • 13.10.17

Nuit de Juillet #LaPiscine

D’un champ d’herbes hautes d’où une piscine sort sa parole – clapotis de l’eau, vent léger en métronome – une femme et deux hommes fixent la surface qu’aucun cillement ne vient perturber. La lumière du bassin éclaire les visages, passe l’eau en reflet sur les joues. Une étincelle de lune dressée sur deux cyprès vient serrer les mains, se mélange aux lampes noyées qui oscillent du vert au mauve, du jaune au rouge. 
La douceur de l’air déverse une odeur d’herbes chaudes, brûlées du soleil d’été. Derrière eux, un abri en bois craque sous un toit noir et ronronne en paix sous la mécanique du moteur qui épure le bassin.
Mécanique du cœur, ils ventilent les idées sur la margelle, soudoient le temps qui disparaît, s'embobinent aux colonnes qui entourent la piscine. La nuit est noire mais dans une clarté venue des eaux, les esprits sans mots conversent. Un mot puis un autre, une image puis une autre. Du graphique des arêtes et de la ligne de flottaison se tend le trait de leur rencontre. Du littéraire convoqué par la majesté des cyprès les soulève soudain de terre. Perchés dans un tableau de Monnet, perdus dans un poème de Rimbaud, ils imaginent passer en revue leur envie d’été, passer en revue le beauté du lieu, passer en revue la parole contemporaine, passer en revue la poésie, ses auteurs et ses artistes, la littérature et les arts qu’ils aiment.
C’était une nuit de juillet, une femme et deux hommes ont imaginé rassembler et créer. Aujourd’hui, au sortir de l'hiver, sous la patte douce et talentueuse d’un troisième homme, la revue La Piscine naît. 

Les trois hommes : Philippe Castelneau, Christophe Sanchez, Alain Mouton
La femme : Louise Imagine
La revue : revuelapiscine.com


  • 20.2.16

Appel à contributions – Revue la Piscine numéro zéro #h2Ø #LaPiscine

Louise imagine pour http://revuelapiscine.com/

L’eau de la Piscine, surface plane à reflets inspirants. L’eau de nos corps, l’eau de la vie. L’hydrogène et l’oxygène, mélange aqueux, mélange gazeux. Formule chimique qui peut vous faire nager en eaux troubles comme voler au-dessus du plongeoir, en tête piquée ou à tête bêche : h2Ø c’est le thème du numéro zéro de la revue La Piscine.
Le numéro #h2zéro sortira pour noël 2015. Ce thème est aussi large que le bassin dans lequel nous vous invitons à plonger. Un bassin presque sans limite, une piscine olympique où vous pourrez faire le nombre de longueurs que vous voulez, roulades en bout de course et ruades dans l’eau. Lorsque vous aurez le bout des doigts fripé, vous pourrez nous envoyer vos baignades. Nous vous conseillons toutefois de ne pas dépasser les 2 500 signes d’ablutions et nous n’accepterons que les longueurs au format texte dans un fichier Word/Open Office .doc ou .docx (pas de .pdf) ou un fichier texte .rtf. Notre bassin attend également vos créations graphiques, vos plus beaux revêtements pour habiller nos eaux : photographies en .jpg (mini 1000x1000 px. - nous serons amené à vous demander le fichier HD pour une éventuelle parution dans la revue) ; gravures ou dessins (.eps - .ai  [CS6 maxi] avec texte vectorisé ou .jpg.
Surprenez-nous, plonger ou sortez de la Piscine, passez sous les cyprès, buvez à la fontaine ou amenez-nous dans vos baquets intérieurs. Jetez-vous à l’eau !
Les maîtres-nageurs de La Piscine
La revue La Piscine publie tout genre de littérature et d’arts visuels sans restriction ni dictat. De façon non-exhaustive, il y a de la place pour de la poésie contemporaine, de la prose poétique, de la fiction ou de la non-fiction autant que pour les arts graphiques au sens large (dessins, photographies, gravures, BD, street-art, etc.) Nous nous réservons le droit de ne publier que ce que nous trouvons cohérent dans un ensemble. Il se peut donc qu’un ou plusieurs genres mentionnés plus haut ne soient pas inclus dans tel ou tel numéro.
  • Date butoir pour la mise en eau : 30/11/2015
  • Sortie de bain : mars 2016
  • Mail pour envoi de vos baignades : revuelapiscine@gmail.com (veuillez nommer vos fichiers selon le modèle suivant : - Merci de ne pas envoyer de liens vers vos œuvres mais les œuvres elle-même en pièces jointes à vos mails. Elles ne seront jamais diffusées ou utilisées sans votre accord. 
  • Les auteurs gardent les droits et la propriété intellectuelle des textes publiés dans La Piscine.
  • Les auteurs ne sont pas rémunérés pour leur parution. Ils recevront un exemplaire gratuit du numéro dans lequel ils ont publié une contribution. Ils bénéficient également d’une remise sur chaque numéro acheté (jusqu’à dix exemplaires par auteur).
  • Pour découvrir le Pool-house, le pédiluve, le petit et le grand bain, les maîtres-nageurs ou encore le jacuzzi, c'est ici http://revuelapiscine.com/
  • 11.10.15

Le grand plongeon #LaPiscine


De la nasse où le poison s’épand
ou de l’envie de dissoudre le temps,
du siège ou de l’oubli, tu reviendras
dans les hautes montagnes
regarder couler l’eau de ta sève.

Personne ne pourra plus jamais
t’interdire d’être toi, à fleur de mer
sur la jetée ou sur les têtes
crêtes en gorgées de soleil,
tu seras l’amoureux du levant.



Philippe Castelneau : http://philippe-castelneau.com/

– Appel à contributions #LaPiscine, on attend vos oeuvres jusqu’au 30/11 :  http://j.mp/H2zero
  • 11.10.15

Tu descends avec moi / dans le grand bain #LaPiscine


ton bouillon en regards et paroles.
dans l’eau cercle d’un bassin,
tu descends avec moi
dans le grand bain ?

rince pieds et vers
dans le pédiluve,
affute sur les bords
de la Piscine tes césures.

en brasse les scansions !

Photo : Louise Imagine


• ‪#‎LaPiscine‬ Revue graphique et littéraire – Appel à contributions : http://j.mp/H2zero
  • 9.10.15

La Piscine - à la surface comme en eaux profondes #LaPiscine @revuelapiscine

La Piscine (c) Louise_imagine
Dans ma mémoire, ce sont Romy Schneider et Alain Delon alanguis sur la margelle, des plongeoirs à planche élimée par le temps, des sourires et des éclats de voix, de l’enfance rabattue dans les eaux, le silence aquatique après un plongeon ou encore les oreilles bouchées et le nez plein de chlore. C’est La Piscine. La revue que nous allons vous présenter au printemps prochain sera la mémoire de cinq personnes. Mémoire photographique, olfactive, textuelle, sensuelle, sexuelle… Mais aussi le présent de ces cinq mêmes âmes, ce qui nous fait vibrer en arts plastiques ou en littérature. Ce sera un reflet de la parole contemporaine à la surface comme en eaux profondes.

23 juillet 2015, à la Cyprière j’ai rencontré une Piscine.
Un chemin caillouteux difficile d’accès sur les hauts de Montpellier. Une clairière avec de hauts cyprès. Ma voiture décélère et cherche la vie dans un paysage solitaire. De hautes herbes viennent chatouiller les roues. Ça racle dans le dessous et m’éclaire le dedans. Cet endroit a une âme planquée dans l’abandon. Une maison est plantée au centre du terrain, cadenassée dans ses deux étages et surplombée d’une terrasse inaccessible. L’escalier extérieur est détruit. La maison est en travaux. Je cherche un regard et ne trouve que la cime des cyprès pour dépasser l’émotion. En contrebas, j’entends des voix. Philippe et Louise m’attendent et me font signe de la main. Installés au bord de la piscine à la seule lueur de ses lampes multicolores, nous allons passer la nuit à imaginer l’endroit, les gens dedans, la création, la parole, les lectures, les expositions, les manifestations. Nous créons la revue graphique et littéraire : La Piscine.

Le lendemain Isabelle et Alain plongent avec nous dans le projet.
Les idées fusent et la Piscine s’empare de nous. De l’eau jusqu’à la taille, nous sommes aujourd’hui dans le petit bassin à préparer le 1er numéro. Nous souhaitons une revue de qualité, cela va sans dire, qui reflètera cette nuit de juillet et nous emportera - nous et vous futurs auteurs et lecteurs – vers le grand large avec pour horizon le reflet de la création d’aujourd’hui.

La Piscine sera déclinée en diptyques et présentée pour une lecture tête-bêche par des créateurs et des auteurs du web-littéraire un peu renversés du bocal.
Des diptyques en opposition pour éclairer le lecteur comme pour le questionner, le divertir et l’interroger, l’émouvoir ou le choquer. De la matière aqueuse mais pas que : du vivant en photographie, du noir et blanc colorés, en lettres minuscules quelques chuchotis, en majuscules des poings gagnants ou à virgules et de l'art plastique en couverture et dans le dedans pour réchauffer nos eaux en basse saison.

Le comité éditorial sera composé des premiers baigneurs, à savoir :

Les événements ne sont jamais absolus, leurs résultats dépendent entièrement des individus : le malheur est un marchepied pour le génie, une piscine pour le chrétien, un trésor pour l'homme habile, pour les faibles un abîme.
La comédie humaine de Balzac
[ Honoré de Balzac ]

Liens :
http://www.revuelapiscine.com/
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https://instagram.com/revuelapiscine/
  • 31.8.15